Les conditions d'un bon café

Le café que l'on vous sert doit, s'il s'agit d'un café express, présenter une crème blonde et onctueuse en surface qui ne disparaît pas rapidement. Il n'y a pas de marc dans la tasse et le café ne doit pas être amer. Ce café ne doit pas être servi trop brûlant et vous devez être à même de le déguster quelques temps après avoir été servi.

Si la crème est trop foncé avec un goût de brûlé :
La mouture est trop fine
Il y a un ralentissement de l'eau
Les filtres sont écrasés

S'il y a une absence de crème, goût fade et un café très clair :
La mouture est trop grosse
La température est trop faible

S'il y a une présence de marc dans la tasse :
Le porte filtre est mal enclenché
Le joint de coupe est détérioré ou encrassé
Le nettoyage n'est pas effectué quotidiennement

 

 

Parlons Caféologie…

 

Il n'y a pas de plus noble fruit que celui qui au cours des siècles à su puiser ses valeurs dans la terre des pays où il fut accueillit. Le café fait partie de ses saveurs ancestrales qui de part et d'autre du continent s'adaptèrent aux meilleures terres rouges du Brésil, puisèrent les lourdes senteurs d'humus des forêts Guatémaltèques, et furent caressées par les brises tièdes et humides des Blues Mountains de Jamaïque… Selon la variété de café planté, le mode de culture, le soin apporté à la récolte et le traitement des grains, chaque origine a sa personnalité. La caféologie, ou connaissance du café, au même titre que l'oenologie, est entré aujourd'hui dans notre culture.
Comme pour le vin, il existe des grands crûs de café ; ainsi dans un même pays producteur, selon les plantations, le café peut être d'une qualité différente.

Faire partager sa passion et ses connaissances du café, c'est informer, expliquer, conseiller, autant d'intentions que votre torréfacteur effectue avec le plus grand plaisir. La caféologie est aussi riche que peut l'être l'oenologie pour le vin.

Connaître, c'est savoir distinguer la qualité. Ainsi, qu'il s'agisse de son histoire, de sa culture, de ses espèces ou variétés, des pays producteurs, de la torréfaction elle même, jusqu'à la dégustation, vous comprendrez rapidement qu'il y a beaucoup à dire sur ce sujet. Mieux connaître le café, c'est mieux le consommer !

En sillonnant les écrits sur le café, on peut s'extasier devant de telles définitions de ce breuvage aux richesses aromatiques incomparables, nimbé de mystères et de légendes :
"En mélangeant les cafés, le torréfacteur a le même objectif qu'un viticulteur qui marie les raisins pour obtenir un vin harmonieux. Son but est d'abord d'obtenir un produit équilibré : la tasse doit proposer la somme harmonieuse du corps (c'est à dire la densité du liquide et sa persistance en bouche), de l'arôme et de la saveur, en veillant à ce qu'aucun composant ne l'emporte aux dépens d'une autre ; somme faisant dire au professionnel que ce café est "complet". Ce concept du "complet" est un peu le Graal des Torréfacteurs, celui d'un café parfait, d'un café absolu qui ravisse à la fois l'odorat, le goût et qui ait du corps." Extrait de "Le livre du café", Alain Stella, 1996, Flammarion, Paris.