Production Mondiale

Matière première hautement spéculative, le café se situe au 1er rang des denrées agricoles commercialisées à l'échelle mondiale, devant les céréales et au 2e rang des produits échangés sur les marchés mondiaux, juste après le pétrole.
On estime que le café fait vivre et travailler 25 millions de personnes à travers le monde.
L'année caféière courant d'octobre à septembre, la récolte pour la campagne 2000/2001 est estimée à 114,7 millions de sacs de café vert de 60 kg chaque.
Le Brésil reste le 1er pays producteur de café au monde avec une récolte de plus de 32 millions de sacs pour 1999/2000, soit 28% de la récolte mondiale.
Le Vietnam est devenu le 2e pays producteur au monde avec une récolte pour cette même période d'environ 11 millions de sacs, soit presque 10% de la récolte mondiale.

 

 

Tour d'horizon des Pays Producteurs

Les 5 premiers pays producteurs de café Arabica :

Le Brésil avec 28 millions de sacs
La Colombie : 15 millions de sacs
Le Mexique avec 4 millions de sacs
L'Ethiopie : 4 millions de sacs
Le Guatemala avec 3 millions de sacs

Les 5 plus grands producteurs de café Robusta :

L'Indonésie avec 7 millions de sacs
L'Ouganda : 3,5 millions de sacs
La Côte d'Ivoire, l'Inde et le Vietnam avec 3 millions de sacs chacun
 

 

Le Tour du Monde de la culture du café

 

Type : 80% Arabica - 20% Robusta. Plantations : Situées dans les états de : Parana, Sao Paulo, Minas Gerais, Rio de Janeiro. Récolte : A partir de juin. Altitude : 200 à 800 mètres. Teneur en caféine : 1,15% environ pour les Arabicas.
Appréciation à la tasse :
- Minas et Rio : goût iodé très typique.
- Parana et Santos : café neutre se mariant bien avec le Robusta.
- Sul de Minas : café doux qui se marie très bien aux cafés de Centre Amérique en atténuant leur acidité.

Type : Arabica en 2 qualités : Excelso et Suprémo.
Plantation : Cordillière des Andes, Centrale, Orientale et Occidentale.
Altitude : 800 à 1.900 mètres.
Floraison : D'avril à octobre selon l'altitude.
Récolte : D'octobre à février ; la cueillette se fait à la main, cerise par cerise.
Appréciation à la tasse : Café suave, doux et parfumé au corps léger. Le Suprémo est un grand café de Colombie.
Teneur en caféine : 1,37% environ.

 

 

Arabica originaire de Cuba cultivé dès 1779.
Plantation : Vallée centrale principalement, sur les contreforts de la cordillère centrale, à la frontière de Panama, sur la péninsule de Nicoya et sur le versant Pacifique. Les meilleurs crus sont obtenus sur le flanc des volcans.
Altitude : 1.600 mètres en moyenne.
Floraison : Entre juillet et décembre selon l'altitude.
Récolte : Cueilli à la main au fur et à mesure de la maturité.
Appréciation à la tasse : Café complet, alliant corps et arôme, légèrement acidulé et plutôt corsé pour les cafés élevés en altitude.
Teneur en caféine : 1,22% environ.

Type : Arabica. L'Ethiopie est le 1er producteur africain d'Arabica.
Désignation :
- Café nature : Djimmah, Harrar, Lekempti
- Café lavé : Yrgacheffe, Sidamo, Limu.
Plantation : Les plantations existent principalement pour les café lavés. Le café nature se trouve à l'état sauvage et représente 70% de la production assurée par 12 millions de paysans. Altitude : 1.500 à 1.800 mètres. Floraison : avril à mai. Récolte : Cerises mûres cueillies une par une à la main d'octobre à mars pour le café nature et de fin juillet à décembre pour le café lavé. Teneur en caféine : En moyenne de 1,13% (café lavé) à 1,5% (café nature). Teneur la plus faible de tous les Arabicas.

 

Appréciation à la tasse :
- Café nature : corsé et très typé.
- Café lavé : l'un des plus grand crus du monde, très doux, aromatique, particulièrement parfumé (odeur de fleur), très légèrement acidulé, saveur très délicate.

 

La France et le café

En 2000, la France a importé 5.422.300 sacs de café vert de 70 kilos chacun.
Cette quantité la maintien au 4e rang des importateurs mondiaux derrière les USA (17,5 millions de sacs), l'Allemagne (12 millions de sacs) et le Japon (6,7 millions de sacs).

Tour d'horizon de la consommation dans le Monde par an et par habitant
La Finlande et la Suède : 13 kilos (soit environ 5 tasses par jour)
Le Danemark et la Norvège : 11 kilos
Les Pays Bas : 9 kilos (soit environ 3 tasses par jour)
L'Autriche, la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne : 8 kilos (l'Allemagne étant le 2e importateur mondial)
La Suisse et la France : 6 kilos (soit environ 2,5 tasses par jour)
 
Les Etats Unis : 4,5 kilos (les Etats-Unis étant le 1er importateur mondial)
L'Italie : 4,5 kilos (l'Italie se trouvant être le 5e importateur mondial
Le Canada : 4 kilos
L'Espagne : 3 kilos
L'Angleterre : 2,5 kilos
Le Japon : 2 kilos (le Japon étant à ce jour le 4e importateur mondial)

 

Il était une fois l'Or Vert

Le caféier vit dans des pays situés entre les Tropiques de Cancer et du Capricorne, dans des régions caractérisées par l'absence de saison, où le climat pluvieux est abondant.
Les espèces
Seulement 2 espèces de caféiers présentent des intérêts économiques et gustatifs : le "Coffea Arabica" et le "Coffea Canephora", communément appelés Arabica et Robusta.
L'Arabica représente 3/4 de la production mondiale du fait de sa qualité supérieure. Il est plus reconnu que le Robusta, mais pas plus répandu.

 

D'une nature plus robuste comme l'indique son nom populaire, le Robusta est moins exigeant du point de vue de sa culture. Comparé à l'Arabica qui oblige une culture au-dessus de 900 mètres d'altitude, sous les nuages, pour éviter certaines maladies et des températures supérieures à 30°, le Robusta, lui, se situe entre 200 et 300 mètres d'altitude dans des régions plus chaudes et plus humides où il peut supporter une température supérieure à 30° pendant plusieurs jours. L'attention particulière portée aux plants d'Arabica influe indubitablement sur le prix. On peut deviner que les grains produits de ces plants auront sur le marché une valeur supérieure, relative à leur qualité.

Dans la graine d'Arabica le pourcentage de caféine varie de 1,1% à 1,7%. Alors que l'on trouve entre 2% et 4,5% de caféine dans les graines de Robusta.
A la tasse, l'Arabica est plus doux, plus parfumé mais plus subtilement acidulé. Tandis que l'amertume caractérise le goût du Robusta, plus astringent.

 

La Récolte

Elle se fait par un système appelé "Picking", c'est à dire le ramassage des cerises rouges en prenant soin de laisser les autres mûrir. Le processus nécessite plusieurs passage afin d'effectuer la récolte d'un caféier dans sa totalité, garantissant des cerises d'une maturité homogène.

La récupération des cerises est une première étape inéluctable. Seules les graines des fruits cueillis sont utilisables pour la préparation du café. La "Fève" est alors extraite de la cerise par le procédé dit de "Traitement".

 

 
Deux méthodes sont aujourd'hui utilisées.

Le Traitement par voie humide : on fait ici appel à la "Dépulpeuse", machine qui procède à la récupération des deux graines en écrasant la cerise jusqu'à ce que la peau se déchire. Afin d'éliminer en totalité la pellicule restante sur le grain de café, il est laissé en attente dans des bacs de "Fermentation". Cette deuxième étape optimise de surcroît le séchage ultérieur des grains. Lavés de nouveau, les grains sont étalés sur des "claies" ou des aires de ciment. Un brassage continuel permet leur séchage au naturel. Le principal avantage des cafés lavés est l'absence de grains défectueux ce qui les rend plus homogènes et plus réguliers.

Le Traitement par voie sèche : dès la récolte, les cerises sont séchées. Le fruit est alors étalé au soleil pendant environ 20 jours. La cerise sèche est plus petite qu'au moment de la récolte, sa peau se brunit. Reste alors à libérer les graines de leurs enveloppes : c'est le décorticage. Il s'effectue à l'aide de machines qui brisent l'enveloppe sèche, la séparant ainsi des grains.

De ces deux processus, on récupère des grains prêts à être grillés, pour refléter sous leurs arômes toutes les subtiles saveurs des terres équatoriales.

 

La Torréfaction

Après les manipulations auxquelles il est soumis dans les pays producteurs, le café vert peut être conservé pendant plusieurs années, sans précaution particulière ni dégradation qualitative importante. Entre le grain vert et le café que l'on passe dans notre moulin, la transformation chimique et physique naturelle est telle que le travail du torréfacteur est aussi déterminant pour la qualité finale, que l'ouvrage du planteur et du récoltant.

 

C'est dans un grand cylindre composé de broches tournantes que le café vert va être transformé. Chauffés à une température d'environ 200° C, les grains passent par différents stades d'évolution. En 25 à 26 minutes, leur couleur passe du vert pâle au brun sous l'effet de la "Caramélisation". Leur Volume augmente, ils perdent peu à peu leur eau : à la fin du processus apparaissent ses huiles essentielles, porteuses de délicieux parfums.

En sondant le café grâce à un système de prélèvement d'échantillon à l'intérieur du four, le torréfacteur contrôle et interrompt l'opération au moment où il considère que les grains sont torréfiés à coeur, et qu'ils dévoilent une robe d'un brun clair.
Il ouvre alors la trappe… Le café fumant se déverse dans un grand bac à refroidissement instantané.

En fonction du temps et du degré de torréfaction, les grains présenteront des nuances aussi subtiles dans leurs couleurs que dans leurs arômes. Une nomenclature définie ses nuances.
Plus la Torréfaction sera claire, plus seront présentes, dans un café doux et léger, la richesse du parfum et la diversité des notes végétales des grands crus. De cette torréfaction ressort des grains blonds, ambrés ou "Robe de Moine" (grains d'aspect brun clair, aujourd'hui le plus répandu en France).
Plus la Torréfaction sera soutenue, au contraire, plus le café sera noir, corsé, caramélisé et souvent amer. Le café grillé de cette façon définit alors une torréfaction à l'Européenne (brun soutenu), à la Française (un brun très foncé, de moins en moins courant) ou à l'Italienne (presque noir).